Mercredi 10 septembre 2008
Le congrès du Parti Socialiste bat son plein et la phase des contributions, ouverte à l'été, touche à sa fin. Hier soir, j'ai eu l'occasion d'aller présenter avec mon camarade blogueur
Frédéric Vermeulin la contribution "Clarté, Courage, Créativité :
choisir maintenant pour agir demain" dans la section de Tarare.
L'accueil sur le parking de l'Espace Belfort par Sylvain, le nouveau secrétaire de section, et Jean-Claude, le trésorier, a été chaleureux, à
la hauteur du plaisir que nous avons eu de quitter le temps d'une assemblée générale l'agglomération pour rencontrer des socialistes qui viennent de remporter la mairie et dont les préoccupations
sont en partie différentes et en partie similaires aux nôtres.
D'autres visiteurs étaient de la partie, Marie-Jo Trintignac représentant la contribution de Ségolène Royal et Jules Joassard représentant le
texte "Reconquêtes" présenté par Henri Emmanuelli et Benoit Hamon. Sur ses terres, Jean-Claude représentait "La ligne Claire" de Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini.
Après un propos de 10 minutes accordé à chaque contribution, les adhérents sont intervenus, posant quelques questions et exprimant leurs
attentes. Si la foule n'était pas au rendez-vous - pas facile de mobiliser sur les contributions alors que les motions vont bientôt être présentées-, les camarades présents ont su dire leurs
inquiétudes et leurs aspirations.
Pour ma part, j'ai tenté de leur dire toute l'importance de ce congrès qui, pour la première fois depuis Epinay, définira à la fois la ligne
politique, le projet et la stratégie des socialistes pour les trois années et demi qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle.
J'ai insisté sur la responsabilité de chaque militant qui, à travers le choix fait en novembre, pesera sur l'orientation de notre parti, sur
le respect de la ligne définie et sur la capacité de notre formation à retrouver audience et crédibilité auprès de nos concitoyens. A Clarté, Courage, Créativité, nous
considérons chaque militant comme un acteur et un décideur politique. Pour nous, le Parti Socialiste n'a pas vocation à devenir un parti de supporter puisque nous le voulons producteur d'idées
nouvelles, vecteur d'un projet de société aussi progressiste que volontaire.
Le débat a aussi porté sur le rôle des médias dans la perte de crédit des socialistes. Le quatrième pouvoir a parfois un effet loupe qui
déforme beaucoup la réalité pour qui n'est pas un averti du microcosme politique ou de la "médiacratie". Le sensationnalisme et la quête des petites phrases a beaucoup brouillé la réalité et les
enjeux de ce début de congrès. Pour autant, les éléphants et autres représentants du bestiaires socialistes qui se sont pris à ces jeux dangereux ne peuvent être éxonérés de leur part de
responsabilité dans le processus de décrédibilsation du PS.
Pour revenir à l'AG de Tarare, nous avons terminé l'échange sur la manière de reconquérir les classes moyennes et populaires. J'ai alors redit
la nécessité d'être responsable, voire exemplaire. Au sortir du congrès de Reims, les socialistes devront assumer leur identité, présenter leurs propositions, les efforts à répartir pour mettre
en place notre projet de transformation sociale, s'ouvrir au mouvement social et aux citoyens, pour revenir aux responsabilités afin de mettre en place les propostions issues de nos réflexions et
du dialogue avec les forces vives.
Pour finir, je tiens à remercier tous les socialistes présents pour la fraternité et le respect dans lesquels s'est tenu notre échange.
Je reviendrai avec plaisir à Tarare discuter, réfléchir et militer avec mes camarades.
Par Le socialiste eNGagé
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Publié dans : Militantisme
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