"L’avenir n’est pas donné d’avance. Si tous les futurs ne sont pas possibles, si l’épreuve du réel ne permet pas tous les rêves, le possible ne se déduit pas non plus mécaniquement de la réalité présente. Il est ouvert et multiple, il se crée. A nous de décider ce qu’il doit être sans nous laisser enchaîner aux seules nécessités du présent …
La démocratie ne vit que d’inventer les possibles".
Lionel Jospin
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"J'attends que le président de la République comprenne enfin l'ampleur de la crise, les inquiétudes des Français, leurs difficultés en matière de pouvoir d'achat et d'emploi, et que la France ait enfin un vrai plan de relance à l'instar d'autres pays européens", a déclaré la première secrétaire du Parti socialiste à Bruxelles, en marge d'une réunion des responsables socialistes européens.
Cette réunion se tient peu avant un sommet européen consacré à la crise économique et sociale.
Aujourd'hui, "nous nous enfonçons dans la crise comme sur un toboggan sans avoir un effort de relance", a-t-elle noté.
Il faut donc "un plan massif que la France n'a pas". "Un plan qui ait des effets à court terme et non pas des investissements qu'on nous promet pour faire des autoroutes dans 4 ou 5 ans mais pour construire de nouveaux logements, donner de l'argent aux collectivités locales pour qu'elles accompagnent les PME et qu'elles puissent réaliser des investissements à court terme, et puis surtout, c'est majeur, une relance de la consommation, en aidant les petites retraites, les bas salaires", a-t-elle ajouté.
"Le PS demande de donner une prime de 500 euros aux bas salaires et à l'ensemble des minima sociaux, pour qu'il y ait un coup de fouet", a encore précisé Mme Aubry, qui devait ensuite participer à une manifestation à Lille dans le cadre de la journée de mobilisation syndicale en France.
Au contraire, "aujourd'hui, on a baissé les impôts des plus riches. C'est un véritable boulet pour les finances publiques, et le président pour des raisons idéologiques et peut-être même clientélistes ne veut pas prendre les mesures qui permettraient de sortir la France de la récession dans laquelle elle s'enfonce", a estimé la première secrétaire du PS.
"J'ai entendu le président Sarkozy dire qu'il n'avait pas été élu pour augmenter les impôts, je lui rappelle simplement qu'il n'a pas été élu non plus pour baisser le pouvoir d'achat et augmenter le chômage", a-t-elle insisté.
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