Ma devise

"L’avenir n’est pas donné d’avance. Si tous les futurs ne sont pas possibles, si l’épreuve du réel ne permet pas tous les rêves, le possible ne se déduit pas non plus mécaniquement de la réalité présente. Il est ouvert et multiple, il se crée. A nous de décider ce qu’il doit être sans nous laisser enchaîner aux seules nécessités du présent … 

 

La démocratie ne vit que d’inventer les possibles". 

  

Lionel Jospin

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Politique(s)

Jeudi 15 juin 2006

Réussir ensemble

le changement

le projet du PS pour 2007

 

Nous y sommes enfin parvenu : le bureau national du Parti Socialiste (PS) s'est doté d'un projet à l'unanimité moins trois abstentions. Le rassemblement s'est fait autour des valeurs fondamentales qui unissent les socialistes, dans le but de répondre à l'urgence sociale. Ce texte renforce l'ancrage à gauche du PS, développant un pannel exhaustif de propositions contribuant à changer la vie de nos concitoyens. S'il n'est pas absoluement parfait, il répond à beaucoup de mes aspirations.

Parmi les propositions principales, nous retrouvons notamment le SMIC à 1.500 euros d'ici 2012, un "bouclier logement" pour les plus démunis, une "couverture professionnelle universelle" et l'avènement d'une "République parlementaire".

Le sens des responsabilités de la plupart des sensibilités socialistes a conduit au rassemblement sur un texte riche et dynamique qui constitue la première pierre de nos victoires en 2007. Nous sommes loin de la "tisane gestionnaire froide" que nous prédisait Arnaud Montebourg (qui a fait le choix de s'abstenir sur le projet). Moi aussi cher Arnaud, j'aurais souhaité que la 6ème République y figure. Si ce point est absent du contenu en tant que tel, des avancées considérables en matière institutionnelles y figurent, et puis le temps nous donnera raison, les socialistes y viendront et tout notre combat commun en sortira davantage légitimé.

Après la validation du projet par vote dans les sections le 22 juin de 17 à 22 heures et en convention nationale le 1er juillet prochain à la Mutualité, nous pourrons passer sereinement à la phase suivante de la préparation des échéances électorales en désignant à l'automne celui qui portera nos couleurs.

En adoptant ce texte, "On a levé une grande part de la confusion née du jeu en solistes de nos présidentiables", s'est félicité Benoît Hamon, porte-parole du  Nouveau Parti socialiste". En effet, un fois le projet étudié dans le détail et ratifié par les militants socialistes, les candidats à l'investiture n'auront qu'une seule boussole : le projet, un seul cap : la victoire en 2007.

Incarnant la force tranquille, les socialistes sont en ordre de marche pour incarner l'alternative à la politique anti-sociale, réactionnaire et sécuritaire de la droite chiraco-sarkozienne.

Plus que jamais, c'est aujourd'hui que l'avenir s'invente ...

Par Le socialiste eNGagé
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Lundi 19 juin 2006
Depuis plusieurs mois, le Nouveau Parti Socialiste (NPS) participe à la Commission nationale du Projet. En parallèle, Henri Emmanuelli a piloté les Etats Généraux du projet qui ont permis au Parti Socialiste de s'ouvrir aux aspirations et aux revendications du mouvementsocial, du monde économique, du monde culturel et associatif et des citoyens.
 
Au terme de ce double exercice, la copie rendue par la direction nationale était plutôt pâle. Elle était bien en deçà des contenus que nous jugeons indispensables pour répondre à la demande sociale et gagner en 2007.
 
La version délivrée il y a une dizaine de jours par le bureau national est bien différente. Elle marque l'empreinte d'un courant plus que tout autre, le nôtre, sur le projet des socialistes. A propos des salaires, de la lutte contre la précarité, de la jeunesse, des médias, de la construction européenne ou de la rupture avec les institutions de la 5ème République, le parti s'est doté d'un projet marqué par l'influence de NPS.
 
Le projet nous engage maintenant tous. Nous, pas moins que les candidats. Les candidats pas moins que nous.

 L'adoption du projet signifie-t-elle pourtant la fin du rôle utile du NPS ? Un rapide retour en arrière s'impose. La synthèse, nous l'avons faite dans le double souci de rassembler les socialistes et de contribuer efficacement au projet. Nous avions jugé au Mans qu'il serait plus efficace de peser sur le projet des socialistes et donc de créer les conditions de la victoire, dans plutôt qu'en dehors de la synthèse.
 
Cette synthèse a été rendue difficile en raison du départ de certains de nos camarades mais aussi en raison d'un manque de préparation collective, avant, et d'explications, après. Nous avons depuis assumé et mis en oeuvre nos décisions, prenant pleinement notre part aux choix qui ont permis au Parti Socialiste depuis le Congrès du Mans de reconstruire partiellement sa crédibilité auprès des classes populaires. Chronologiquement, le vote contre la directive Bolkestein, le mouvement contre le CPE, les Etats Généraux du projet ont été autant de moments où notre courant a mis ses talents et son poids politique au service de tout le parti. 

Mais l'objectif principal était ailleurs. Notre candidat, disons-nous, c'est le projet. Un projet pour gagner en 2007. Nous n'avons jamais cessé de dire, qu'à nos yeux, cette campagne se gagnerait sur les réponses concrètes des socialistes aux crises politiques et sociales qui se sont matérialisées lors du 29 mai, des émeutes en banlieues, de la lutte contre le CPE ou de la crise institutionnelle née de l'affaire Clearstream. On nous presse un peu plus chaque jour de choisir notre candidat(e) préféré(e). C'est pourtant moins le profil de tel ou telle que la capacité à rassembler l'électorat de gauche au premier tour et à proposer un projet qui renouvelle et réarme l'action politique qui nous permettra la victoire.

Au-delà du seul rendez-vous électoral de 2007, le rendez-vous que nous espérons est à horizon de 2010, 2011 ou 2012 au moment où les Français feront l'inventaire de toutes les conquêtes nouvelles qui auront été permises par le retour de la gauche au pouvoir. 
 
Nous étions ambitieux pour le projet. Ambitieux, mais lucides sur le fait que la compétition présidentielle interne pousse à la neutralisation des débats et à la stérilisation du projet. C'est pourquoi nous avons hésité sur le calendrier idéal d'adoption du projet. Initialement, nous jugions que la durée du débat militant était insuffisante et qu'il fallait peut-être reporter l'adoption du projet à la rentrée. En réalité, le durcissement de la compétition présidentielle interne nous a finalement encouragé à rechercher plus rapidement une clarification politique qui engage tous les socialistes. 

Aucun d'entre nous n'est naïf. Il est probable qu'un tel ou une telle soient très tôt tentés de s'affranchir du texte tout en déclarant le contraire. Cependant là où certains jugent que promouvoir sa candidature c'est servir l'intérêt général du parti voire du pays, nous croyons et nous militerons pour les textes et les contenus.
Par Le socialiste eNGagé
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Samedi 1 juillet 2006

par Bertrand Delanoë
 
  
Le PS a un projet. Ce qui devrait permettre de parler (un peu plus) du fond, quand la question des personnes semble tout vampiriser. On regrettera à ce stade, une hiérarchisation insuffisante de nos idées : or, on le sait, une campagne s'articule généralement autour de deux ou trois engagements emblématiques.
  
Mais, l'essentiel est dans l'identité même que révèle ce texte : résolument progressiste, sans similitude possible avec ce que la droite exprimera elle-même. C'est fondamental. Car la démocratie a toujours besoin d'offres différenciées. Le devoir de la gauche est donc d'investir des champs de réflexion que la droite ignore ou sous-estime. Plus les termes d'une alternative politique sont clairs, moins les risques de dispersion de l'électorat - de "bug démocratique" - sont importants. La matière est là, ouvrant des perspectives réelles. Européen, internationaliste, ce projet place la transformation sociale au coeur de son ambition, c'est-à-dire un traitement politique du réel. S'y intègrent des orientations qui traduisent une vision largement renouvelée de notre organisation collective : sécurisation des parcours professionnels, lutte contre les ségrégations sociales et territoriales, égalité véritable entre les femmes et les hommes, ou réforme institutionnelle d'envergure.
  
Je crois tout aussi important que les socialistes assument la remise en cause d'une conception mécaniquement productiviste de notre économie. Cela figure (encore timidement) dans ce texte, mais il me paraît désormais nécessaire de porter courageusement cette perspective. Dirons-nous aux Français que notre modèle de développement, à bout de souffle, nous conduit, très vite, à l'impasse ? Raréfaction des ressources naturelles, effet de serre, explosion des coûts, impliquent des évolutions profondes. La France, l'Europe, sont condamnées à changer de logiciel, à repenser leur façon de produire et de consommer, afin de rendre compatibles la création de richesses et la préservation de notre environnement. Utopique ? Non. Cette mutation peut être synonyme de croissance et d'emploi.
 
   
Prenons le seul enjeu du traitement de nos déchets : il implique un renforcement rapide de nos moyens de tri et de recyclage. Les trois quarts des départements français font face à cette urgence. De nouveaux débouchés peuvent en découler : emplois d'insertion, activités de service ou emplois hautement qualifiés faisant appel à l'innovation, donc à la recherche. Autre illustration, l'investissement public en faveur du logement en haute qualité environnementale, permettrait à la fois de relancer le bâtiment et de répondre à un enjeu de justice sociale : par exemple, améliorer l'isolation thermique d'un bâtiment influe positivement sur la facture énergétique de ses occupants tout en diminuant leur exposition aux pollutions urbaines. Diversifier nos sources d'énergie, mettre en place une éco-fiscalité, modifier peu à peu notre modèle de développement : gageons, là aussi, que de telles orientations ne seront pas au coeur du projet de l'UMP. C'est pourtant un impératif. Vital.
 
   
Seule la gauche, aujourd'hui, peut le porter de façon crédible. Toute la gauche, au-delà du PS bien entendu. Celle, en tout cas, qui veut réellement changer la vie quotidienne des Français. C'est cela, aussi, être "antilibéral". Refuser qu'une doctrine économique érige ses règles au rang de "valeurs" censées organiser notre vie collective. Notamment lorsqu'elles reposent, encore et toujours, sur la destruction de nos ressources naturelles. Cette préoccupation est majoritaire au sein de la population française. Il faut y répondre. Par des actes, par de l'audace, par un changement qui ne se nourrisse pas de vieux concepts, mais traduise la compréhension d'un monde en mouvement.
 
   
Pour ma part, je continue à penser que la création de richesses et leur juste redistribution demeurent un objectif légitime, que l'entreprise ne rime pas forcément avec oppression et qu'un poids exorbitant de l'Etat n'est ni un gage de progrès ni une garantie démocratique. Et je m'obstine aussi à croire que la social-démocratie n'est pas l'ennemie du changement social. Elle en est même le seul instrument vraiment efficace. Fondé sur le compromis (non, ce n'est pas un gros mot), l'expression démocratique des contre-pouvoirs et la clarté du pacte conclu entre le peuple et le pouvoir qu'il a désigné. Dans cet esprit, j'ai déposé quelques amendements à l'actuel projet socialiste, convaincu qu'ils pouvaient rendre nos engagements encore plus nets.
 
   
Ainsi, j'ai proposé d'adopter le principe d'un cumul strict des mandats dans le temps : ne seraient désormais autorisés, selon ma proposition, que deux mandats exécutifs consécutifs (pour les maires par exemple) et trois mandats délibératifs (pour les députés, notamment).
 
  
Sur un tout autre sujet, je souhaite que la gauche, si elle redevient majoritaire dans ce pays, s'engage à rembourser aux collectivités locales les sommes que l'Etat, dirigé par l'UMP, leur a dérobées, au titre de la décentralisation. Et cela concernerait prioritairement les dépenses liées au RMI, mesure ô combien symbolique de notre solidarité nationale. Ce souci de loyauté à l'égard des citoyens doit également se vérifier dans le domaine sociétal.
 
  
De ce point de vue, comment ne pas apprécier la clarté de certains engagements contenus dans le projet des socialistes, par exemple sur le mariage entre des personnes de même sexe ou sur l'homoparentalité ? Dans le même esprit, j'ai déposé un amendement proposant l'élaboration d'une loi sur le droit à mourir dans la dignité. Cette formulation ne figure pas, en l'état, dans le texte des socialistes. L'hypocrisie de notre société a pourtant éclaté au moment de l'affaire Vincent Humbert. Aujourd'hui, en effet, sa maman et son médecin demeurent "coupables" au regard de la loi, même s'ils ont échappé à une condamnation.
 
  
La démocratie gagne toujours à la précision des engagements. Ce qui implique d'assumer ses convictions. Et d'offrir ainsi aux citoyens, les termes d'une alternance authentique.
Par Le socialiste eNGagé
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Dimanche 2 juillet 2006

Le Le projet des socialistes se fixe pour objectifs de :


• retrouver le plein emploi en ramenant le taux de chômage au-dessous de 5% d’ici 2012 et en diminuant de moitié sa durée moyenne,


• mettre en œuvre un nouveau modèle de croissance conjuguant la création d’emplois, l’innovation, la sécurité des carrières professionnelles et le développement durable,


• remettre la croissance de l’économie française sur un chemin de l’ordre de 2,5% à 3% par an en jouant sur le triple levier de l’investissement, du pouvoir d’achat et du recentrage des moyens publics en faveur des ménages populaires (politique de l’emploi, du logement et de l’éducation).


Le retour à une politique macro-économique équilibrée de croissance, fondée sur la relance du pouvoir d’achat et de l’investissement et le rééquilibrage de la fiscalité au profit des salaires et de l’emploi, permettra largement d’assurer, au cours de la prochaine législature, le financement du projet, tout en concourant au rétablissement des finances publiques.


Une stratégie fondée sur une croissance forte

Notre croissance économique, même si elle est en partie déterminée par des facteurs exogènes, dépend grandement de la qualité du pilotage macroéconomique.

La croissance est certes, en partie déterminée par des facteurs exogènes:
• le rythme de la croissance mondiale ;
• la dynamique de l’économie européenne ;
• le lien particulier qui unit notre pays à ses voisins immédiats tels que l’Allemagne influencent notre croissance.

Mais notre croissance dépend aussi, et largement, de la qualité du pilotage macroéconomique et des choix budgétaires effectués par le Gouvernement. De ce point de vue, la gauche entre 1997 et 2002 a réussi à dynamiser la croissance alors que l’UMP n’a cessé de l’affaiblir depuis 5 ans.

Entre 1997 et 2002, la Gauche a réussi à relancer la croissance par la cohérence de ses choix économiques au regard de la situation du pays. En 1997, le problème n’était pas celui de l’autofinancement des entreprises mais un problème de faiblesse de la demande.

La priorité était par ailleurs de qualifier notre pays pour l’euro. Nous avons poursuivi une politique volontaire et cohérente, marquée par la relance du pouvoir d’achat, la création des emplois jeunes, l’augmentation des moyens de la politique de l’emploi et de la formation, tout en nouant un pacte de confiance avec les grandes entreprises (hausse mesurée de l’IS).
L’ensemble de cette action a conduit à un fort relèvement de la croissance, amenant à une augmentation des recettes fiscales et à la consolidation des finances publiques.

À l’inverse, le Parti Socialiste n’a eu de cesse d’indiquer aux gouvernements Raffarin - Villepin à l’occasion de chaque débat d’orientation budgétaire que ses hypothèses macroéconomiques et que ses choix fiscaux et sociaux se feraient au détriment de la croissance. Ces « erreurs », ainsi que l’absence complète de politique économique et sociale cohérente et le catalogue de mesures clientélistes ont eu un coût qui explique le niveau toujours élevé du chômage, des déficits, de la dette. Depuis 2002, la priorité politique donnée à la baisse de l’impôt sur le revenu – qui ne correspondait nullement à la situation de l’économie française – a conduit à la situation que nous connaissons : un appareil productif anémié, une politique de redistribution à l’envers au détriment des ménages modestes, des finances publiques à la dérive.

Dans ce contexte, la priorité du Parti Socialiste est de réinstaller la croissance de l’économie française à un niveau de 2,5% à 3% par an.

Nous souhaitons dire clairement aux Français notre diagnostic et les choix qui en
découlent :

• aujourd’hui, la seule relance de la demande n’apparaît pas suffisante compte tenu de la situation de l’appareil productif et des besoins de l’économie française ;
• l’économie française doit donc élever ses investissements dans l’éducation, la recherche, l’emploi. Elle doit investir dans la solidarité et renouer avec son ambition de donner à chaque Français les moyens d’accéder à l’emploi, au logement, à la santé et à la sécurité.

Notre projet repose sur une stratégie cohérente pour relancer la croissance et retrouver le plein emploi. Les trois piliers de notre stratégie de retour au plein emploi sont :


• l’augmentation du revenu des ménages par la création d’emploi et la hausse du pouvoir d’achat combinée à l’effet multiplicateur de la relance de l’investissement pour retrouver la croissance et la confiance, en comblant dès les premières années de la législature l’écart avec la production potentielle (tout en stimulant celle-ci à terme par l’investissement)


• une politique ambitieuse en matière d’innovation de recherche et de mise à niveau de l’enseignement supérieur pour améliorer la compétitivité et porter progressivement le rythme de la croissance potentielle de notre économie à
3 % par an ;


• une réforme profonde du service public de l’emploi pour sécuriser les parcours professionnels, mettre en oeuvre un accompagnement personnalisé des chômeurs et permettre une mobilité choisie réduisant la composante « structurelle » du chômage.

Comme en 1997, il s’agit tout d’abord de créer un choc positif pour retrouver la confiance et faire redémarrer la croissance. Ce choc repose sur trois composantes :


• la hausse des revenus (hausse du SMIC, négociation sociale et CSG progressive pour redonner du pouvoir d’achat aux revenus les plus modestes dans le cadre de la création à terme d’un impôt citoyen sur le revenu) ;


• la stimulation de l’emploi (emplois jeunes) ;


• la stimulation de l’investissement par une déduction fiscale pour relancer immédiatement l’investissement à laquelle se substituera à terme la différenciation des taux selon la destination des profits.

Cette stratégie économique d’ensemble nous permettra d’assurer, au cours de la prochaine législature, le financement de notre projet, tout en concourant au rétablissement des finances publiques.

Depuis cinq ans, l’endettement public a connu un dérapage considérable
(+ 8 points de PIB s’agissant du ratio dette/ PIB depuis 2002) lié à la schizophrénie pratiquée par l’actuelle majorité entre le discours sur la dette et la gestion des finances publiques, marquée notamment par la multiplication des déficits, des baisses d’impôts non financées, une succession d’erreurs économiques et des écarts béants entre des budgets fondés, année après année, sur des hypothèses de croissance excessivement optimistes et la croissance avérée.

Les chiffres laissent de fait songeurs : 1.162 Mds€ de dettes, attendus d’ici la fin 2006 contre 934 Md€ en 2002 et à peine 454 Md€ en 1990, une dette financière des administrations publiques multipliée par cinq depuis 1980, et une dette moyenne de 32.250€ par français.

C’est cette même majorité qui entend aujourd’hui donner au Parti Socialiste et aux Français des leçons de bonne gestion. Que ne les a-t-elle appliquées depuis 5 ans ! Nous entendons pour notre part proposer une nouvelle voie aux Français : celle de la croissance et de la confiance, seule à même de rétablir le retour à l’équilibre durable de notre économie.


Des efforts budgétaires sur les priorités de l’action des socialistes.

Les engagements du projet se répartissent comme suit :


• Le travail et l’emploi : 10,9 Mds€, soit 22% du total ;


• La recherche et l’éducation : 12,6 Mds€, soit 25 du total;


• Le social et la solidarité (relance de la croissance par le pouvoir d’achat ; promotion de l’égalité réelle dans le domaine, du logement et de l’accès aux soins ; refus de la précarité) : 11,5 Mds€, soit 24% du total;


• La politique de la citoyenneté, la promotion des services publics et le renforcement des droits en matière de justice : 6,6 Mds€, soit 13% du total;


• La promotion du développement durable : 7,3 Mds€, soit 16% du total.


Ces priorités se déclinent comme suit :

• Travail et Emploi : 10,9 Mds€, soit 22% du total :


o Réactivation des emplois jeunes dans le service public (1,5 Md€) ;
o Extension du bénéfice des 35 heures à tous les salariés (2,1 Mds€) ;
o Couverture Professionnelle Universelle (2 Mds€) ;
o Droit individuel à la formation tout au long de la vie (2,6 Mds€)
o EVA (2,1 Mds€) ;
o Réindustrialisation (0,3 Md€) ;


o Autres mesures (0,3 Md€).

• Recherche et Education : 12,6 Mds€, soit 25%du total :


o Progression de 10% par an du budget de la Recherche (4,8 Mds€) ;
o Porter sur 5 ans la dépense par étudiant au niveau de l’OCDE
(4,5 Mds€) ;
o Renforcement des moyens en faveur de l’accompagnement scolaire
(1,6 Md€) ;
o Création d’un service public de la petite enfance (1,3 Md€) ;
o Autres mesures (0,3 Md€).

• Social et Solidarité : 11,5 Mds€, soit 24% du total :


o Ajustement du Smic (fonction publique et minimas sociaux) (1,2 Md€) ;
o Promotion de l’égalité dans le logement et l’accès aux soins (0,8 Md€) ;
o Lutte contre la précarité (3,5 Mds€) ;
o Plan Hôpital (2,5 Mds€) ;
o Mesures logement (120.000 logements sociaux/an, bouclier logement)
(2,2 Mds€) ;
o Autres mesures (1,3 Md€) ;

• Politique de la citoyenneté, promotion des services publics et renforcement des droits en matière de justice : 6,6 Mds€, soir 13%du total :


o Service civique (3,5 Mds€) ;
o Augmentation des moyens de la justice (2,8 Mds€) ;
o Autres mesures (0,3 Md€).

• Promotion du développement durable : 7,3 Mds€ (16%) ;


o Dépenses en faveur de l’innovation (1,8 Md€) ;
o Création d’un service public de l’énergie (0,8 Md€) ;
o Énergies renouvelables et économies d’énergie (1,2 Md€) ;
o Aide publique au développement (3,5 Mds€).

Au total, le coût global du projet est évalué à 49 Mds€ en coûts bruts la cinquième année €.


Un financement équilibré reposant sur la croissance, la réforme de la fiscalité et des économies budgétaires liées aux principales mesures du projet

Avec une croissance de 3 %, les recettes croissent de 1,5% du PIB. Une réduction annuelle de 0,5 point du déficit est donc possible, si la dépense publique (APU) croit pour sa part de 2,2 % par an (soit 1,1 point de PIB, compte tenu du fait que la dépense publique représente la moitié du PIB).

D’ailleurs, cette évolution annuelle (2 % d’augmentation des dépenses, 3 % de croissance) est celle que la gauche a réalisé de 1997 à 2001, en réduisant le déficit public de 3,5 % du PIB (audit d’Août 1997) à 1,5 % en fin d’année 2001.

Dernière année
Recettes 248 Mds€
Recettes du projet 18 Mds€
Dépenses du projet 49 Mds€
Autres dépenses 154 Mds€
Réductions des déficits 44 Mds€


Avec une croissance de 2,5 %, les recettes croissent de 1,25% du PIB. Une réduction annuelle de 0,25 point du déficit est donc possible, si la dépense publique (APU) croit pour sa part de 2,2 % par an (soit 1,1 point de PIB, compte tenu du fait que la dépense publique représente la moitié du PIB).

Dernière année
Recettes liées à la croissance 202 Mds€
Recettes du projet 18 Mds€
Dépenses du projet 49 Mds€
Autres dépenses 154 Mds€
Réductions des déficits 17 Mds€



Le coût net du projet du parti socialiste est en fait de l’ordre de 30,7 milliards d’euros. Pour parvenir à ce total, il faut soustraire du coût brut (49 milliards d’euros la dernière année) les 18,3 milliards d’euros de recettes nouvelles récupérées grâce à la réforme fiscale.


Ces mesures sont principalement liée à la remise en cause des baisses fiscales Raffarin-Villepin et à l’extension du barème de l’impôt sur le revenu :

• un meilleur conditionnement des allégements de charges sociales à des objectifs d’emploi : 2 Md€ ;

• une refonte de la fiscalité écologique : taxation du Kérosène, TGAP et taxation des superprofits pétroliers : 3,2 Mds€ ;

• du toilettage du maquis des niches fiscales avec une suppression, des réductions et crédits d’impôts sur le revenu les plus injustes : 6 Mds€ ;

• une annulation de 80% des baisses d’Impôt sur le revenu et de l’ISF qui bénéficient aux 20 % les plus aisés : 5 milliards d’euros (7 milliards d’euros, dont deux seront réintroduits pour financer la progressivité de la CSG, ce qui porte le total « net » à 5 milliards d’euros) ;

• un retour sur la réforme de l’impôt sur le patrimoine : 0,7 Md€

• un abandon de la mise en place de la troisième tranche du plafonnement de la taxe professionnelle : 1,4 Md€ .

L’hypothèse d’une croissance de la dépense publique contenue à 2%/an - financement du projet compris – est d’autant plus crédible qu’elle correspond à ce que le gouvernement Jospin a réalisé entre 1997 et 2002 en mettant en œuvre un projet d’un périmètre comparable. Ceci a été rendu possible par la mise en œuvre d’un plan d’économies structurelles au sein du budget de l’Etat, que nous réaliserons de nouveau notamment en reprenant une politique d’efforts fondée sur la mise en place de plans de modernisation ministériels (achats publics, autres dépenses de fonctionnement).


Au total, la réalisation du programme sur la législature présentera un impact positif sur les finances de l’Etat ainsi que sur l’ensemble des finances publiques, compte tenu par ailleurs de l’effet de ses principales mesures sur certaines dépenses sociales actuelles (par exemple, la baisse des dépenses du RMI, de l’ASS et des allocations chômages, liées à l’augmentation prévue des budgets de la justice, des hôpitaux, ou de diverses allocations au sein du programme).

Par Le socialiste eNGagé
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Jeudi 6 juillet 2006

Affiche datant de la campagne présidentielle de 1974

Le projet socialiste prévoit que "Nous porterons le Smic au moins à 1500 euros bruts le plus tôt possible dans la législature."

 
On comptait 3,6 millions de personnes payées sur la base du Smic au 1er juillet 2005, soit 23,81% des salariés, rémunérés donc, moins de 1000 euros nets par mois -et pour ceux travaillant à temps partiel, les plus nombreux : bien moins. 80% d'entre eux sont des femmes. 

  
Par ailleurs, le salaire médian en France était de 1484 euros nets en 2004, ce qui signifie que la moitié des salariés touchent un salaire inférieur à cette somme...

 
La revalorisation du Smic à laquelle s'engagent les socialistes est un élément d'une politique salariale d’ensemble basée sur la redistribution du pouvoir d’achat. L’augmentation du Smic de 300 euros bruts va forcément faire évoluer une partie de la grille salariale. Evolution qui se négociera dans le cadre de la "Conférence nationale annuelle tripartite", une autre des propositions du Projet, dont l'objectif est de rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital et rénover les grilles de classification.

Par Le socialiste eNGagé
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Vendredi 7 juillet 2006

ou comment créer des passerelles entre les formations, à tous les niveaux et à tous les âges

    

Le Projet des Socialiste prévoit : "Nous organiserons au sein de l'Education nationale une voie des métiers. Du CAP aux formations supérieures, 'ensemble des formes et des moyens d'enseignement professionnels seront coordonnés.

          

Le but sera de rendre lisibles et fluides les parcours de qualification professionnelle, d'en élargir le recrutement et de créer les passerelles facilitant le passage entre les voies d?enseignement et les niveaux de formation."

    

La voie des métiers a pour objectif d'aider les jeunes mais aussi les moins jeunes à mieux s'orienter dans le panel des qualifications, à tous les stades de leur expérience professionnelle. Elle offre la possiblilité de valoriser réellement les acquis d'expérience. Car aujourd'hui, en France, le système de passerelles est extrêment opaque et compliqué et la validation des acquis professionnels est très
difficile à mettre en oeuvre.

          

L'idée est donc de simplifier les démarches pour que chacun puisse profiter au mieux des qualifications proposées et bénéficier d'un véritable conseil d'orientation s'il en a besoin, pour entrer ou persévérer dans la vie professionnelle.

Par Le socialiste eNGagé
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Mercredi 12 juillet 2006
   

  
Lionel Jospin "peut être utile à la gauche et au pays", déclare François Hollande.
   
  
Lionel Jospin "peut être utile à la gauche et au pays. Il s'est déclaré disponible, on verra en octobre prochain si cette disponibilité peut trouver éventuellement son prolongement", a estimé hier soir sur LCI le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande.

      
L'ancien Premier ministre Lionel Jospin a déclaré le 28 juin que la question de sa candidature à la présidentielle de 2007 était "ouverte" et qu'il y répondrait à l'automne au moment de la désignation du candidat socialiste.


M. Hollande n'a pas souhaité se prononcer sur sa propre candidature. "Ce n'est pas le moment, nous verrons en octobre. Je n'ai qu'un seul souci pour l'instant, c'est expliquer et promouvoir le projet du Parti socialiste".
"Je ne favoriserai une candidature que si j'ai le sentiment et la conviction qu'elle peut être victorieuse", a-t-il souligné. "Les cotes de popularité sont un élément d'appréciation et ne peuvent pas être écartées, mais il y a d'autres critères", a-il ajouté.

   
"J'ai avec mes camarades qui veulent être candidats, une attitude de respect et en même temps d'exigence et j'ai la même vis-à-vis de Ségolène Royal. Ca n'a rien à voir avec ce qu'est ma relation dans la vie personnelle", a noté M. Hollande. "Je ne suis pas pour l'homme ou la femme providentiels. Je ne crois pas que le sort du pays va se régler dans une élection présidentielle où nous allons allons choisir l'un ou l'autre parce qu'il nous paraît le meilleur, non", a-t-il dit.

  
Il s'est prononcé pour "une coalition de la gauche, avec le Parti communiste s'il veut, les Verts, les radicaux, tous ceux qui ont vocation à gouverner le pays".

   
"Je ne crains rien de la coalition à condition qu'elle soit fondée sur un pacte majoritaire, c'est à dire sur un contrat. Si un des partenaires ne veut plus de ce contrat met en cause l'unité de la majorité, alors il faut que la dissolution soit décidée et que le peuple puisse trancher", a conclu le premier secrétaire du Parti socialiste.

Par Le socialiste eNGagé
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Mercredi 19 juillet 2006

    

Contre les OPA hostiles, le projet des socialistes prévoit : « Nous adopterons une loi pour que les salariés puissent participer à toutes les décisions qui relèvent de l’avenir de l’emploi et des salaires. Ainsi, les salariés auront, par l’intermédiaire de leurs représentants, le droit de vote dans les instances décisionnaires de l’entreprise (conseil d’administration ou conseil de surveillance). (…)

      

Nous réformerons le droit des sociétés cotées afin de rééquilibrer le pouvoir dans l’entreprise au profit des salariés et de l’intérêt général (à travers l’intervention de l’Autorité des Marchés Financiers).

            

En cas d’OPA hostile méconnaissant les réalités sociales et environnementales, le ministère de l’économie et des finances pourrait décider de suspendre la procédure».

         

Le politique peut intervenir dans l’économie, et sur la question très concrète des OPA. En premier lieu, en rappelant que la richesse d’une entreprise est aussi son capital humain et en second lieu, en redonnant une vraie place aux salariés dans l’entreprise et dans ses instances de décision.

                 
Par ailleurs, les socialistes souhaitent que soit mise en place une possibilité d’intervention des pouvoirs publics en cas d’OPA mettant en cause les intérêts français notamment. En aucun cas, il n’est question d’interdire les OPA mais de préserver les intérêts industriels du pays face à des spéculations financières sans projet industriel, qui ont pour seul but d’accroître la rentabilité. Le but de cette disposition sera de pouvoir conserver les emplois des salariés des entreprises concernées par ces OPA.

            

Par Le socialiste eNGagé
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Mercredi 19 juillet 2006

20% d’énergies renouvelables d’ici à 2020

ou comment lutter contre le changement climatique

   

Le projet des socialistes prévoit : « Nous anticiperons dès maintenant l’épuisement du pétrole en diversifiant nos sources d’énergie. Nous réduirons la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. »

  

Le Parti socialiste inscrit comme une de ses priorités affichées la lutte contre les changements climatiques. Cette lutte passe nécessairement par une réduction de la consommation d’énergies fossiles et donc par le développement des énergies renouvelables.

   

Le Parti socialiste s’engage à réduire la part du nucléaire en faisant passer à 20% d’ici 2020 et à 50% à plus long terme la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. Pour arriver à 20% d’énergies renouvelables, il faut à la fois favoriser la recherche en matière d’énergies renouvelables (l’éolien, la photovoltaïque, la biomasse, la cogénération, la géothermie…), développer des plans d’économie d’énergie dans les habitats et, équilibrer la part de consommation des énergies renouvelables par rapport au nucléaire.

 

 

En France, nous sommes tellement en retard en matière d’énergies renouvelables qu’il va falloir investir fortement tant financièrement qu’en matière de recherche et de facilitation de création de filières industrielles spécifiques.

   

Aujourd’hui les énergies renouvelables représentent en France 12,7% de notre consommation d’énergie. Passer à 20% sera donc un objectif difficile à atteindre, mais les enjeux sont tels que le Parti socialiste s’engage à s’investir dans cette politique de développement des énergies renouvelables à tous les niveaux.

   

Par Le socialiste eNGagé
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Vendredi 21 juillet 2006

 

 

 

Ou comment établir un lien de civisme et d’échange entre l’individu et la société

 

Le projet des socialistes prévoit : «Parce que la citoyenneté est aussi un équilibre entre les droits et les devoirs, les socialistes proposent un service civique obligatoire pour tous les jeunes gens, et toutes les jeunes filles.

 
Outil pour recréer un sentiment d’appartenance et d’identité, le service civique doit être consacré à des missions d’intérêt général pour favoriser les échanges entre tous les Français. Il rendra des services d’utilité collective à la Nation (accompagnement scolaire, aide aux personnes âgées, sécurité civile, action pour l’environnement, missions humanitaires). Il se doit d’être universel pour unir la communauté nationale autour des valeurs communes de solidarité et de fraternité, et d’égalité.

 
Il doit être un contrat entre un jeune, de 18 à 25 ans, et l’Etat. Les jeunes de nationalité étrangère résidant en France pourront y participer sur la base du volontariat s’ils entendent demeurer durablement dans notre pays. L’accès à la nationalité française leur sera facilité. Ce service dure 6 mois, peut être effectué soit en une seule fois, soit d’une manière fractionnée, pour des missions d’intérêt général. Pendant la durée du service, les jeunes bénéficieront d’une indemnité».

 

Le Parti socialiste n’entend pas, avec le service civique obligatoire, remettre en place un service militaire déguisé. Il s’agit de répondre à la nécessité de favoriser un brassage social qui n’existe pas. Les jeunes de quartiers défavorisés, par exemple, pourront par ce biais connaître un autre environnement.

 

Par Le socialiste eNGagé
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